Michelle Bergadaà

Professeur Ordinaire 
Full Professor
Geneva School of Economics and Management (GSEM), University of Geneva

Email : michelle.bergadaa@unige.ch

 

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De nationalités suisse, canadienne et française, Professeure à l'Université de Genève, depuis 1997.

 

Elle a obtenu un MBA, puis un Ph.D. à Montréal sur le thème « The Role of Time in the Action of the Consumer ». Elle a été récipiendaire du John A. Howard/American Marketing Association Doctoral Dissertation Recipient en 1988 (Prix des meilleures thèses en Amérique du Nord depuis 50 ans). Un article en a été tiré et il a été publié en 1990 dans The Journal of Consumer Research, la meilleure revue académique de sa discipline. 

 

Elle a été recrutée comme professeur-assistant par l'ESSEC (France), en 1986 alors qu’elle achevait sa deuxième année de doctorant dans le programme conjoint des universités de Montréal (McGill, Concordia, HEC et UQAM). Cette reconnaissance lui a permis de décider de mener de front une carrière académique et une vie familiale intense entourée de trois enfants nés en 1984, 1986 et 1988.

 

Michelle Bergadaà a exercé durant douze années à l’ESSEC comme professeure associée, puis professeure. Très impliquée dans le développement de la francophonie en sciences humaines et sociales elle a été rédacteur en chef des Nouvelles du marketing et s’est investie dans la vie associative en prenant des responsabilités au Bureau tant à l’Association Française du Marketing qu’à l’European Marketing Academy. Fortement impliquée dans l’éducation, Michelle Bergadaà a enseigné pendant dix ans les Séminaires de pédagogie et d’épistémologie dans les programmes de doctorat (Université d'Aix-Marseille/ESSEC) et collaboré avec la Fédération Nationale pour l’Enseignement de la Gestion des Entreprises (FNEGE). Rédactrice d’études de cas déposées auprès de la Centrale des Cas et Médias Pédagogiques (France), elle est l'auteure du livre Gestion et pédagogie une approche nouvelle illustrée par la méthode des cas (McGraw-Hill, 1990).

 

Recruté en 1997 à l’université de Genève (sur concours international), elle a créé dès l’année suivante l'Observatoire des Valeurs de la Stratégie et du Management de Genève (OVSM), dont les membres fondateurs sont les dirigeants de treize grandes entreprises suisses de secteurs complémentaires. L’objectif de cet observatoire est de permettre la rencontre de trois mondes : les chercheurs, les étudiants, les dirigeants d’entreprises. Les membres fondateurs travaillent chaque année sur des projets de recherche novateurs. Depuis 5 ans, 250 étudiants du cours obligatoires de la GSEM « Introduction au marketing et à la dirigeance d’entreprise » interviewent 250 dirigeants d’entreprises sur le thème annuel de recherche. Cette co-création de connaissance conduit à la réalisation de repas-thématiques, de tables-rondes et à la publication de livres et d’articles académiques.

 

Cette proximité avec les dirigeants d’entreprises de l’OVSM lui fait comprendre que les étudiants œuvreront en 2030 dans des métiers qui n’existent pas encore et qu’il est impératif d’axer l’apprentissage des étudiants sur des compétences transférables et avec un haut niveau de généralisation. Parallèlement, son écoute des étudiants lui dévoile leur grand potentiel de créativité et de générosité et leur volonté de se considérer comme « responsables ». Considérant alors que notre avenir sociétal se construit aussi par le lien avec les jeunes en besoin de formation dans les pays en voie de développement et pour répondre à cette demande d'étudiants souhaitant s'impliquer dans une éducation durable et responsable, elle crée le cours de « Management de projets responsables » il y a cinq ans. A ce jour, les étudiants de Bachelor ont ainsi créé 21 projets pour venir en aide à des enfants des pays moins avancés et récolté 68’230 CHF. Michelle Bergadaà est présidente de la Fondation pour une Éducation Responsable et Equitable (FERE) qui assure le suivi des projets sur le terrain et le contrôle financier, afin d’inscrire ces projets d’étudiants dans la pérennité.

 

Depuis toujours très impliquée dans les principes d’égalité entre les hommes et les femmes, elle a été membre de la délégation aux questions féminines de l’Unige. Les années où elle a siégé dans les commissions de recrutement à l’université l’ont convaincue qu’il fallait aguerrir les jeunes femmes dès leurs études doctorales pour leur permettre de croire qu’il était possible de conduire une carrière académique intense sans rien céder à leur souhait d’une vie personnelle équilibrée. Pour cela il fallait donner les clés de la dynamique réaliste et positive dès le doctorat. Elle a créé et coordonné le Cycle de conférences inter-facultaires de l'université de Genève sur le thème Carrière académique et projet de vie. Douze professeurs de facultés différentes s’y sont investis avec enthousiasme, ainsi que les membres de la délégation aux questions féminines. Le cycle de conférences s’est interrompu lors d’un changement de rectorat.

 

Intriguée de constater que le Web révolutionnait le savoir et le caractère exponentiel du plagiat universitaire, elle a créé, en 2004, le site collaboratif «Responsable». Très logiquement, elle a présidé la commission Éthique-plagiat à la demande du Recteur de l’université de Genève en 2007-2008 qui a remis le rapport La relation éthique-plagiat dans la réalisation des travaux personnels par les étudiants (132 pages), et elle a présidé pendant cinq années la Commission Intégrité du FNR du Grand-Duché du Luxembourg. Elle intervient aujourd’hui comme conférencière invitée sur le thème de l’intégrité scientifique dans de nombreux pays. Elle est également appelée comme experte dans des commissions ad hoc, constituées à la demande de responsables d'établissements scientifiques suisses, français, italiens... Elle est appelée à agir comme experte à la requête de procureurs cantonaux (Suisse) et du Ministère Public (France).

 

Alliant dès les années 2000 ses compétences de pédagogue et de chercheur, elle a mis en œuvre une recherche-action internationale via Internet consacrée au plagiat universitaire. Son travail fait l’objet de nombreux échos médiatiques en Suisse (RTS, journaux) et à l’international. Elle a publié, depuis 2010, plusieurs articles scientifiques sur ce thème. Son dernier ouvrage Le plagiat académique : comprendre pour agir (L'Harmattan, coll. Questions contemporaines, 2015) a suscité l'adhésion de la communauté académique en quête de méthodes et dispositifs adaptés à ce début de XXIe siècle. Elle diffuse ainsi depuis 2004 ses travaux de recherche via le Web pour faciliter leur accès aux multiples acteurs de la réflexion sur l’intégrité scientifique.

 

En 2016, elle fonde et devient présidente de l’Institut International de Recherche et d’Action sur la Fraude et le Plagiat Académique. Cette association scientifique compte aujourd'hui plus de 22'000 abonnés à sa newsletter, issus de 117 établissements d'enseignement supérieur implantés dans 17 pays. Elle poursuit quatre missions : l’information par la lettre « responsable », la médiation dans les cas de plainte pour fraude ou plagiat, l’expertise dans des dossiers de preuves et la formation par des ateliers conduisant à des certifications.

 

Malgré son engagement dans la pédagogie et la création de projets axés sur la responsabilité et l’équité, Michelle Bergadaà a poursuivi une carrière active de chercheur et a publié plus de cent cinquante articles dans des revues scientifiques et des conférences internationales (peer-reviewed). Ses travaux fondamentaux portent depuis 30 ans sur l’organisation temporelle, sur le don et sur les pratiques caritatives. Ses travaux conceptuels traitent de l’éthique, de la proximité, de l’identité et de la e-communication. Ses travaux appliqués sur l’intégrité académique, la fraude et le plagiat. Elle est l'auteur de plusieurs livres dont Fonction Décideur (Les Éditions d'Organisation, 1997), Mutation de la société, Mutations des entreprises (Pearson International, 2009) et co-auteur de livres comme Don et pratiques caritatives (de Boeck, coll. Méthodes et recherches, 2011), Web, enjeux de confiance (de Boeck, coll. Le point sur, 2011), Les savoirs du Web (de Boeck, coll. Le point sur, 2012), (de Boeck, coll. Le point sur, 2014). Et de nombreux chapitres de livres.

 

Elle est également membre nommé du Conseil Scientifique d’Audencia School of Management (Nantes, France) depuis 10 ans et du jury des bourses Vanier pour les meilleurs doctorants du Canada présentés par leurs universités (Ottawa, Canada). Elle agit comme « reviewer » dans le cadre de nombreuses conférences internationales et de journaux scientifiques. Elle est intervenue comme experte pour l'AERES (France) dans l'évaluation de la recherche d'établissements académiques. Elle évalue aussi des demandes de subsides déposées auprès de la Haute École Spécialisée de Suisse Occidentale (Suisse) et du Conseil de recherche en Sciences Humaines CRSH-SSHRC (Canada).